A propos FOF Paris Nord de France

Blog de FOF Paris Nord de France (Syndicat des Orthophonistes de la Région Parisienne et Région Hauts-de-France), syndicat régional affilié à la FOF (Fédération des Orthophonistes de France)

Le point sur la situation

 

A partir de ce mardi 17 mars à 12 h, les déplacements doivent être réduits au plus strict minimum.

 

Nombre d’entre nous ont choisi d’interrompre leur activité professionnelle en fermant leur cabinet dans le but de limiter la circulation du Covid-19. Cela nous semble une attitude raisonnable.

Le gouvernement n’a pas donné de consigne spécifique au sujet de nos cabinets, il s’agit pour chaque praticien de juger de sa propre sécurité et de celle de ses patients, et ainsi de prendre la responsabilité d’accueillir les patients ou non.

Pour ceux qui choisissent de poursuivre leur activité auprès de patients dont la prise en charge ne saurait être suspendue, nous vous avons précédemment envoyé la liste des mesures sanitaires à respecter.

 

Concernant les déplacements, il est nécessaire de pouvoir les justifier et de circuler avec une attestation sur l’honneur. Vous trouverez le modèle ci-après, soit à imprimer, soit à recopier sur papier libre.

Attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel / L’actu du Ministère / Actualités

 

Par ailleurs, si vous souhaitez continuer à aider et être au service de la population , vous pouvez vous porter volontaire auprès de la réserve sanitaire reservesanitaire.fr

 

Quelles sont les mesures financières déjà actées ? 

 

Des mesures financières ont d’ores et déjà été prises pour aider les professionnels de santé.

 

CPAM :

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, l’Assurance maladie va prendre en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations :

  • Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus

Prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai de carence de 3 jours

  • Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus)

Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence

  • Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder leur enfant concerné par une période d’isolement (cas des enfants scolarisés dans un établissement fermé ou des enfants domiciliés dans une zone identifiée comme zone de propagation du virus mais scolarisés en dehors)

Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020.

Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt.

 

Un numéro d’appel unique est mis à la disposition des professionnels de santé libéraux concernés par une de ces 3 situations : 0811 707 133, valable sur l’ensemble du territoire. Le nombre d’appels étant très important, il est nécessaire de s’armer d’une grande patience et de persévérer. Les demandes des professionnels de santé se font uniquement par ce biais.

 

URSSAF :  L’échéance mensuelle du 20 mars ne sera pas prélevée, le montant de cette échéance sera lissé sur les échéances à venir (avril à décembre).

En complément de cette mesure, vous pouvez solliciter :

  • l’octroi de délais de paiement, y compris par anticipation. Il n’y aura ni majoration de retard ni pénalité ;
  • un ajustement de votre échéancier de cotisations pour tenir compte d’ores et déjà d’une baisse de revenu, en réestimant le revenu sans attendre la déclaration annuelle ;
  • l’intervention de l’action sociale pour la prise en charge partielle ou totale des cotisations ou pour l’attribution d’une aide financière exceptionnelle.

Connectez-vous à votre espace en ligne sur urssaf.fr et adressez un message via la rubrique « Une formalité déclarative » > « Déclarer une situation exceptionnelle ». Il est également possible de joindre votre Urssaf par téléphone au 3957 (0,12€ / min + prix appel) ou au 0 806 804 209 (service gratuit + prix appel) pour les praticiens et auxiliaires médicaux.

 

CARPIMKO :

Les prélèvements de cotisations sont suspendus entre le 15 mars et le 30 avril, quelle que soit la périodicité de paiement retenue, si vous réglez vos cotisations par prélèvement automatique. Les montants de ces échéances seront reportés sur les mois de novembre et décembre 2020.

En fonction de l’évolution de la situation, cette mesure sera susceptible d’être renouvelée pour les échéances du mois de mai 2020. Aucune pénalité ou majoration de retard ne sera appliquée. Les droits au Régime Invalidité et Décès sont maintenus.

Si vous réglez vos cotisations hors prélèvement automatique, vous pouvez ne pas tenir compte de la demande d’acompte due au 31 mars.

Ces dispositions s’appliquent sans condition et sans démarche de votre part.

Nous vous rappelons que vous pouvez également moduler votre impôt sur le revenu sur  impots.gouv.fr

 

D’autres aides ont été annoncées par le gouvernement sans que leurs modalités d’application ne soient encore connues. Nous vous relaierons toutes les informations à ce sujet. Vous pouvez retrouver sur cette page :

https://www.economie.gouv.fr/coronavirus-soutien-entreprises

les mesures de soutien aux entreprises et en particulier la mesure n°3 du 17 mars : l’aide de 1 500 € pour toutes les petites entreprises, les indépendants, et les microentreprises grâce au fonds de solidarité.

 

Le bureau de la FOF

 

 

 

Assemblée Générale 28/03/2020

La nouvelle Assemblée Générale de FOF Paris-Nord de France approche !

Cette rencontre sera l’occasion de faire un point sur l’année 2019 et d’élire le nouveau conseil d’administration.

Nous invitons de nouvelles forces vives à nous rejoindre !

Nous vous attendons donc le SAMEDI 28 MARS 2020 au 11 rue de Clichy, 75009 Paris à 10h.

Pétition : Manifeste pour la préservation des CMPP et la liberté d’exercice de ses acteurs.

Nous soutenons cette pétition : https://www.change.org/p/agn%C3%A8s-buzyn-manifeste-pour-la-pr%C3%A9servation-des-cmpp-et-la-libert%C3%A9-d-exercice-de-ses-acteurs

Avec, en lien, le site de la Fédération des CMPP qui explique avec plusieurs documents ce qui se déroule en Nouvelle Aquitaine : https://www.fdcmpp.fr/critique-cahier-des-charges-de.html

 

 

« Appel de l’USP » -union syndicale de la psychiatrie- pour une journée de mobilisation pour l’hôpital public ce vendredi 14 février. 

 

Rassemblement : vendredi 14 février à 12h pour un départ à 14h.

Rendez-vous à l’Hôpital Necker, 149 rue de Sèvres, Paris XV°, Métro Duroc. 

Trajet / Parcours : Necker > Cochin > Pitié Salpêtrière

 

 

APPEL USP : TOUS DANS LA RUE LE 14 FEVRIER 2020

L’Union syndicale de La psychiatrie (USP) a envoyé à la ministre une longue lettre préavis de grève national pour la journée du 14 février 2020.

L’USP appelle à la grève, à manifester partout en France et à se joindre à la population et aux organisations parti-prenantes de la tribune unitaire inter-organisations pour exiger :
Des mesures immédiates qui permettront d’endiguer l’hémorragie qui met en péril l’hôpital public, fleuron de notre système de santé, et les missions de service public dans les autres établissements du sanitaire, médico-social et social, notamment :
L’augmentation du budget consacré à l’hôpital au moins égale à l’évolution naturelle des dépenses (4,4 %), la reconnaissance et la revalorisation générale des carrières médicales et non médicales, notamment en début de carrière, se traduisant par une augmentation salariale, le recrutement immédiat de professionnel.le.s supplémentaires et un plan de formation pluridisciplinaire, la reconnaissance de la pénibilité de nos métiers, l’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, partout où cela est nécessaire, une gouvernance des hôpitaux, des établissements plus ouverts aux professionnel.le.s, aux personnels et aux usagè.re.s, l’égalité d’accès, d’accueil et de prise en charge de qualité pour la population sur tout le territoire.

Il faut que cessent les doubles discours et la destruction par la dictature comptable !

Ce n’est pas une petite médicalisation des GHT qui va réparer la casse et notamment l’embolisation des urgences et la violence associée. Si l’idée d’un territoire de taille « raisonnable » où il y aurait tout accessible à tous est intéressante, elle n’est pas compatible avec la dictature comptable (communiqué Appel pour le 10 octobre : non à la dictature comptable). Les GHT doivent disparaître sous leur forme actuelle.
La productivité, la compétition, la concurrence, l’intéressement qu’il soit individuel ou collectif, la T2A, les inégalités sociales, la dépendance professionnelle etc. doivent être bannies. Le financement doit dépendre des besoins de la population avec une dotation à l’habitant prenant en compte la réduction nécessaire des écarts, des retards, de la précarité et du niveau de pauvreté (dans l’attente de son traitement politique).

Il faut redonner et garantir l’indépendance professionnelle

La gouvernance doit être équilibrée, préservant l’indépendance professionnelle avec un statut solide, un concours pour les praticiens hospitaliers, des chefs de services (et dans l’immédiat des chefs de pôles) élus par leurs pairs et nommés par le ministre, une CME composée des seuls membres élus dont l’avis est obligatoire, un directeur moins dépendant des ARS dont il faut envisager la transformation en passant du bras armé de Bercy à un rôle facilitateur, de support.

Il faut que cessent destruction et formatage

Il faut ainsi désarmer les petits soldats qui partout, dans les ARS, les directions, avec la complicité parfois de présidents de CME, de chefs de pôle, de prétendus services qualité, certains par discipline et soumission, d’autres par conviction, par opportunisme budgétaire, par bêtise ou pour toutes ces raisons à la fois qui contribuent à détruire la politique de secteur, la psychiatrie, la pédopsychiatrie, les CMPP etc.

Faisons-les battre en retraite !
Les ordonnances d’Etat qui organisent la casse de dispositifs existants et interdisent la diversité des pratiques, des modèles et des formations doivent être retirées notamment l’Instruction n° DGOS/R4/2019/10 du 16 janvier 2019.

Plus besoin de brûler les livres, un clic poubelle et l’interdiction des formations, suffisent.

Toute approche faisant une place à l’humain dans sa complexité est attaquée.

Il faut que cela cesse ! Retrouvons nous avec Printemps de la psychiatrie pour un renouveau des soins psychiques et contre les violences institutionnelles.

Toutes les lois responsables de cette destruction du service public de santé ou à l’œuvre avec le gouvernement actuel pour en accélérer la destruction doivent être abrogées ou avortées :
Les lois HPST, Bachelot, Hôpital 2007, Touraine, Ma santé 2022, l’ensemble du projet de mise au pas de la fonction publique (communiqué Tous en grève et dans la rue le 22 mars du 12 février 2018), la loi travail etc.
L’accès aux soins doit être lisible pour tous, il faut en finir avec les trajectoires humiliantes pour les plus précaires, le contrôle des vies pour obtenir une prise en charge incertaine qui conduit le plus souvent aux urgences.

Il faut adopter les 100 % Sécu pour tous, en revenir aux principes de solidarité là où le chacun pour soi est érigé en modèle, en finir avec un exercice libéral à l’hôpital qui autorise des inégalités dans la rapidité de prise en charge, le confort, en finir avec les dépassements d’honoraires.

Il faut évidemment que tout ce qui aggrave la précarité et la souffrance individuelle et sociale, tout ce qui met à mal la cohésion sociale et les principes de solidarité soit retiré :
Il faut donc augmenter les salaires, les pensions, favoriser l’accès au logement pour tous, abroger les dernières lois travail qui fragilisent les travailleurs. Les secteurs sont bien placés pour faire le constat de l’augmentation de la souffrance au travail, des arrêts longue maladie, des invalidations, des exclusions de pôle emploi, des travailleurs pauvres.
L’autosatisfaction de Madame Pénicaud est inadmissible !
Les derniers chiffres du chômage sont la conséquence de ces dégâts et de la compétition avec les voisins pour le plus haut chiffre de travailleurs pauvres ou d’« inemployables ».
Sur le même plan, l’USP s’associe aux cheminots, aux profs, aux éboueurs etc. et à toutes les organisations qui dénoncent l’« ONDAR » (objectif national des dépenses de l’assurance retraite) que représente la réforme proposée où les travailleurs devront se battre les uns contre les autres pour se partager un gâteau définitivement limité, le reste sera individuel et privé .

Il est temps que cette violence cesse au même titre que la surdité de l’Etat à tous les étages où la gouvernance est celle de celui qui sait, qui explique ce qu’il faut faire et mesure le rapport de force. Ces gens (Darmanin, Lemaire, Legendre, Loiseau, Philippe, Macron etc.) n’ont pas accès au principe de solidarité, ils s’étonnent qu’une catégorie puisse se battre pour une autre, une génération pour une autre etc. Ils répètent en cœur et de la même façon jusqu’à l’intonation leur vérité que l’on pourrait résumer par : « Il n’y a plus de progrès social possible ».

Mieux que la dépression, la colère ne tombera pas !

A la mesure du danger, l’USP renouvellera son appel à soutenir toute lutte ou mouvement non violent et non fascisant permettant de mettre fin à cette politique (communiqué Redonnez-nous un(e) ministre de la Santé !) et il est évident que nous rejoindrons et appelons à rejoindre fédérations et confédérations dans leurs combats.

Union Syndicale de la Psychiatrie
52 rue Gallieni, 92240 Malakoff
Tél/Fax: 01 46 57 85 85
uspsy@free.fr
http://www.uspsy.fr

 

USP_Appel tous dans la rue le 14 février

préavis unitaire 14 fev avec fo cgt etc

préavis Sud 14 fev

préavis autres syndicats 14 fev